Notre droit de naissance

Aug 05, 2026
 

La joie dont nous parlons aujourd'hui se distingue radicalement du plaisir. Le plaisir dépend d’une source extérieure qui tient ses promesses. La joie, elle, est un état d’être paradigmatique : celui de l’être non endommagé par les traumatismes ou les conditionnements.

On la reconnaît chez l’enfant qui se lève le matin le sourire aux lèvres, plein de curiosité, ou chez le chien qui se réjouit à la simple perspective d’une promenade. Elle est la dynamique d’existence naturelle de tout être qui n’est pas sous pression de stress, de détresse ou d’inquiétude.

Tous les grands spirituels affirment qu’elle est le fruit d’une démarche de libération. Ramana Maharshi est mort d’un cancer dans la joie. Le moine grec saint Porphyre, malgré d’intenses souffrances physiques, restait ancré dans une joie plus forte que la maladie.

Nous ne sommes pas des saints, mais la joie sans raison est notre droit de naissance. Dans un univers qui pousse à la frustration et au manque, il vaut la peine de la cultiver, même un peu artificiellement. Le corps entraîne le psychisme : « Fake it till you make it. » Un sourire délibéré, une démarche vaillante, peuvent réouvrir l’accès à cette joie pure, sans condition.