Les ancrages du corps contre le matraquage
Jul 15, 2026Nous reprenons aujourd'hui une notion décisive : la conscience corporelle. Pour échapper à cette fascination du pire et à ce matraquage que nous subissons, il est essentiel de rester en contact avec notre propre corps. Comme je l'évoquais précédemment, toute manipulation dépend d'un détournement d'attention : il s'agit de capter notre regard, de le fixer sur un objet qui fait mal parce qu'il est choquant, scandaleux, injuste, et de nous sortir ainsi de nous-mêmes, de cette observation bienveillante de ce qui nous traverse, et pour finir de notre corps.
C'est l'une des maladies de cet Occident hors-sol : nous ne sommes plus rattachés aux cycles naturels, ni tellement en contact avec notre corps. Nous avons tant développé nos facultés mentales que nous vivons comme au grenier, parmi les toiles d'araignées et un bric-à-brac lugubre qu'on nous brandit comme la description du monde. Nous perdons alors la conscience du souffle, sans même remarquer les tensions dans la nuque ou les épaules.
Or le corps est un stabilisateur extraordinaire. J'évoque ici la méthode TIPI : lorsqu'une émotion surgit, on s'arrête et l'on observe où elle résonne physiquement ; en restant avec la sensation, on la voit se déplacer, puis se ventiler et se diluer. J'évoque aussi la respiration en cohérence cardiaque, un compte égal d'inspiration et d'expiration, cinq secondes de chaque côté : quelques minutes suffisent pour qu'un ensemble de choses s'apaisent dans nos ressentis, notre réactivité et nos pensées.
Beaucoup témoignent qu'à travers le tai-chi, la danse, le yoga ou des activités manuelles, dès qu'ils entrent dans la lenteur, quelque chose change. Nous portons en nous une myriade de ressources capables de nous sortir d'affaire dans presque toutes les situations. Vous retrouverez celle-ci et bien d'autres dans « 28 jours de Neuro-Sagesse ».