Le sentiment d’insuffisance comme modèle industriel
Aug 03, 2026Cinquième semaine de la Trousse de secours estivale : après le bruit, la peur et le juge intérieur, nous descendons d'un étage vers la blessure la plus silencieuse, ce sentiment de ne jamais avoir ni être ni faire assez.
Ce manque n'est pas un défaut de caractère, c'est un modèle d'affaires.
Je remonte à 1929, quand Bernays fait allumer des « flambeaux de la liberté » sur la Cinquième Avenue pour vendre des cigarettes aux femmes : capturer une aspiration noble et la brancher sur ce qui s'achète sans jamais combler.
René Girard en donne le ressort : le désir est mimétique, et nos écrans ont rapproché des milliers de modèles au point de faire du sentiment d’insuffisance et de l'envie notre climat d’époque.
La sortie tient en un mot, la gratitude, non pas récitée mais incarnée, tenue dans le corps assez longtemps pour que le système nerveux l'enregistre.
Les quatre capsules de la semaine : gratitude neuro-sensorielle, joie sans raison, émerveillement, prière de célébration.