La gâchette attentionnelle qu'on peut désamorcer...
Jul 14, 2026Vos commentaires sur l'émission d'hier, où je montrais comment on cherche à nous terroriser et à nous exposer à la haine, ont été nombreux et lumineux. Ils confirment cette réalité : la conscience de cette réalité nous en préserve déjà en partie, surtout adossée à des ressources positives. Une auditrice, Véronique, l'a dit magnifiquement : l'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse, et une forêt splendide pousse en ce moment même.
Hier, je vous montrais comment on cherche à prendre en otage notre esprit ; aujourd'hui, je vous propose une première clé pour nous en préserver : repérer les déclencheurs. Nous sommes pris en tenaille, entre un discours intérieur qui penche spontanément vers la rumination et un écosystème d'« information » qui oriente nos affects dans une mauvaise direction.
Vous êtes-vous déjà surpris à basculer, en une heure, d'une humeur au beau fixe vers la tension ou l'amertume ? C'est souvent qu'un déclencheur, intérieur ou extérieur, conscient ou non, a capté votre attention. Comme le prestidigitateur fixe le regard des spectateurs pour agir en-dehors de leur champ de vision, le déclencheur fascine pour mieux nous emporter.
La parade tient en une observation bienveillante : accueillir ce qui monte en nous sans perdre l'ancrage, et cultiver délibérément les déclencheurs positifs.