De la théâtrocratie à la souveraineté retrouvée
Aug 24, 2026Cette dernière semaine de la trousse estivale s’ouvre par un bilan. Plus de 4 500 inscrits au programme gratuit, environ 10 000 personnes suivant la série au total sur mes différentes plateformes : l’intérêt pour la salutogenèse, antidote à une dérive collective toxique, est marqué.
Six semaines ont décrit un même dispositif.
Submersion informationnelle et théâtrocratie : une fiction qui brouille discernement et souveraineté.
Climat de peur : terroriser, désigner l’ennemi, renverser les repères, sidérer.
Liens sous tension et disqualification de qui refuse le jeu.
Dureté retournée contre soi : doubles contraintes, cercle de mort, coût social temporaire de l’intégrité.
« Jamais assez » : manque fabriqué, fétiches de conformité, envers exact de la souveraineté.
Sens qui vacille : mots vidés puis pervertis, langue empoisonnée à doses infimes (Klemperer), requalifications et étiquetage pervers.
Ce n’étaient pas six thèmes séparés, mais l’approche d’un dispositif.
Lucien Cerise, dans Comprendre l’ingénierie sociale, en donne l’armature en cinq thèses : l’efficacité exige l’invisibilité – voir et faire voir est déjà une contre-mesure ; l’entrée se fait par épousaille des codes, puis inoculation (pacing and leading) ; régime hybride où chacun porte son policier intérieur ; généalogie anomique depuis 1968, cadres détruits, êtres flottants ; enfin, nommer pour se déprendre.
La semaine propose quatre derniers antidotes. Quiconque cesse d’applaudir au signal a déjà quitté la salle. Le mouvement est inarrêtable, dit Martin Zizi : la truanderie ne se protège pas durablement.
Merci, et place à la clôture.